roxane zadvat
De l'industrie au théâtre, du col blanc au col bleu, j'ai expérimenté divers types d'organisation du travail et diverses positions dans ces organisations. Après des études de mathématiques, j'ai opté pour les énergies renouvelables, d'abord comme statisticienne au sein d'un bureau d'études, puis en bleu de travail et en hauteur, comme technicienne de maintenance en électromécanique. Mon intérêt pour le champ social m'a amené à quitter le monde industriel pour le théâtre. De la régie, je passe sur scène, puis j’anime des créations collectives. En découvrant la pratique de l’intervention en socianalyse, je remets un pied dans le théâtre du réel.
Anthony Brault
J'ai conçu de nombreux dispositifs de débats, d’abord dans des colonies de vacances puis dans des espaces publics. J’ai importé beaucoup de ces méthodes au sein de la coopérative d’éducation populaire Le Pavé que j’ai co-fondé en 2007 et dont j’ai été membre jusqu’à sa dissolution en décembre 2014.
Je me suis alors formé à l’analyse institutionnelle et sa dimension pratique : la socianalyse. J’ai fondé avec Patrice Ville et Christiane Gilon un réseau de professionnels autour de cette approche et j’ai conduit depuis 2016 une cinquantaine d’interventions socianalytiques.
Magali Arnould
J'ai longtemps été partagée et divisée entre un travail intellectuel et un travail artistique. Quand mon activité est artistique ma raison crie famine ; quand je mène un travail plutôt réflexif, mon expression sensible est entravée. Ces deux rapports au monde, ces deux activités singulières, ces deux postures me semblaient impossible à conjuguer, voire même plutôt opposés, jusqu’à ce que je rencontre l'analyse institutionnelle et ses applications. Les dispositifs que nous mettons en place font appel à des techniques que j'ai pu aiguiser, aux exigences et à la rigueur propres à ces deux processus de production.
Archibald Peeters
Engagé dans une recherche existentielle et politique nourrie par l’étude de la philosophie, je me suis d’abord investi dans différentes expériences de vie collective, des squats bruxellois aux montagnes cévenoles et limousines. Parallèlement, animé par le désir d’articuler pensée et matérialité, je me suis formé aux métiers d’arboriste-grimpeur et de menuisier. Mais l’expérience répétée de collectifs confrontés à des conflits et à des impasses organisationnelles m’a progressivement conduit à approfondir ma formation afin de passer de la position de participant au métier de tiers intervenant en analyse institutionnelle et médiation relationnelle.